Jean-Marc Triboulet

Parcours

Praticien et formateur en en Médecine Traditionnelle Chinoise, Kinésiologie et Aromathologie.
Ingénieur - Économiste - Gérant d'entreprise

Depuis Janvier 2008 – Formateur en MTC
Institut SHAO YANG :  Formateur en Massage Tuina et acupuncture
Conceptions des cours et supports de cours
Conception et correction des examens pratiques et théoriques
Ecole SHENTAO : Formateur en Massage Tuina, Chi Nei Tsang psychologie taoïste, aromathérapie énergétique, pédiatrie et diététique chinoises.
Conceptions des cours et supports de cours
Conception et correction des examens pratiques et théoriques


Janvier 2007 – Création de la société HELIA PORTAGE
Fondateur et gérant de la société HELIA PORTAGE dédiée exclusivement au portage des thérapeutes de médecines douces et alternatives et aux professionnels du Bien-être en France. Elle compte plus de 120 salariés à ce jour.


Janvier 2006 – Création de la société HELIA MASSAGES
Centre de formation SHENTAO et vente de matériel paramédical
Thérapeute en médecine Traditionnelle Chinoise et kinésiologue


2003-2007 – MTC & Kinésiologie
Stage à Pékin
Diplôme d’acupuncture et de massage Tuina (Institut SHAO YANG – Lyon)
Diplôme de Kinésiologie (CKF – Metz)


Depuis 1992 –  Réflexologie & aromathérapie
Passionné par la réflexologie et l’aromathérapie il se forme à ces  disciplines qui ont fil de sa pratique, l’orientent vers la médecine Chinoise et l’Institut Shao Yang en 2003.


1989 – Création de la société HELIA CONSEIL
Ingénieur spécialiste des réseaux d’entreprises au sein de grands groupes et  professeur attaché à l’Institut Français de Gestion spécialisé dans l’économie et la stratégie d’entreprise, Jean Marc TRIBOULET s’oriente progressivement vers la formation professionnelle.
Il se consacre pendant de nombreuses années à la mise en place de stratégies de management et de communication et intervient au sein d’entreprises et associations dans le cadre de la communication, des relations non-violentes, de la dynamisation des potentiels individuels et de l’optimisation de leur synergie au sein du groupe.
Il étudie en parallèle la psychologie à Lyon.

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Shentao
Ecole de formation aux Massages et aux Techniques Orientales du Mieux-Etre - Emotions et psychologie du Tao - Massage bien-être - Chi Nei Tsang. 

Email : jm@shentao.fr

Site : www.shentao.fr

Devons-nous impérativement manger de la viande pour fortifier notre corps en sang et en énergie ?
Par Jean-Marc Triboulet 

L’homme doit se nourrir, c’est un besoin. Toutes les civilisations n’ont eu de cesse de  rechercher des aliments permettant de les garder en vie et de les fortifier. En chine, c’est en étudiant la saveur et la nature de chaque aliment qu’ils ont pu mettre en place des tableaux précis d’aliments en corrélation avec les différents maux qui pouvaient affecter leur santé.

Les grands livres classiques de médecine traditionnelle chinoise ont définis le rôle des aliments et de la « bonne alimentation » dans le respect de la nature, des éléments et de leur corps. De nombreux conseils de base sont venus enrichir chaque texte avant que petit à petit le classement des aliments fasse place à des traitements spécifiques en vu de tonifier ou de disperser des agressions externes. C’est ainsi que la nourriture est petit à petit devenu une diétothérapie.

Riche de ses milliers années d’expérience, la diététique est donc rapidement passée de la simple nutrition à une utilisation des aliments en fonction de leur pouvoir thérapeutique. Elle permet d’accompagner le patient malade pour aider son organisme à retrouver un équilibre et expulser le « pervers » (nous appelons ici « pervers » tout ce qui pourrait pénétrer le corps et créer une pathologie). Les règles de base de la « diétothérapie » chinoise sont simples et logiques, elles sont constamment bâties sur un respect de la nature dans laquelle l’homme doit se fondre.


Diétothérapie chinoise : une sagesse millénaire

Le médecin nutritionniste doit orienter ses patients vers une recherche d’alimentation adaptée, contrôlée, conforme à leur typologie, à leurs forces et à leurs faiblesses. La nourriture ne doit « jamais être trop grasse » dit le NEI JING, on ne doit « jamais trop boire » (nous en reparlerons dans un article consacré à l’eau et à sa consommation), on ne doit jamais « trop manger » (c’est la physiologie de la digestion dans la médecine traditionnelle chinoise qui nous fait comprendre qu’il ne faut pas alourdir la charge de travail de l’estomac en lui laissant toujours suffisamment de place pour travailler : ne pas le « remplir » complètement en mangeant démesurément). Le NEI JING conseille aussi de manière très claire de ne « pas trop consommer de médicament ». Cela parait surprenant que dans des temps si ancien, le médecin chinois se souciait déjà de la surconsommation de médicaments (ce sont les formulations de pharmacopée à base de plantes qui étaient considérées alors comme des médicaments). Cette vision prémonitoire de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui est intéressante et donne encore plus de crédit à son discours. Pour les médecins chinois, c’est la « toxicité » des médicaments qui pose problème à notre corps et la difficulté que l’organisme éprouve à se nettoyer de ces toxines après la maladie. L’alimentation doit donc intervenir en première ligne de manière à réguler le corps, l’aider à se défendre, l’aider à combattre le « pervers », l’aider à se débarrasser des problèmes avant que l’on ait besoin d’un médicament « soutien » qui ne doit être prescrit qu’en dernier recours.

Cette sagesse millénaire est incroyablement d’actualité et nous devrions y revenir rapidement si nous ne voulons pas que nos maladies ne soient pas engendrées directement par la chimie qui envahit  notre corps via les médicamente de notre industrie pharmaceutique boulimique.


Les toniques de l’énergie

Les plus grands toniques alimentaires de la diététique chinoise sont destinés à soutenir les 4 déficiences que sont : le vide d’énergie, le vide du sang, le vide de Yang ou le vide de Yin. Le sujet de notre réflexion est de connaitre la meilleure manière de soutenir notre corps en termes d’énergie et de sang. La diététique chinoise met en avant la viande de bœuf, le foie de génisse ou de veau comme fortifiant de ces déficiences.

Mais peut-on trouver d’autres pistes ?

De nature neutre et de saveur douce. Le foie de génisse et  le foie de veau sont des grands toniques du sang puisqu’ils nourrissent le sang en tonifiant le foie. La viande de bœuf en général peut être une bonne indication en cas de vide d’énergie ou de sang. Cependant la question se pose aujourd’hui de l’intérêt, non seulement nutritionnel mais aussi écologique, de consommer de la viande. Notre corps et surtout notre organisme en général n’en a pas le besoin. Et même si certains crient au scandale en prétendant qu’il est indispensable pour l’être humain de consommer de la viande pour ses vitamines et ses protéines, cela est faux et nous sommes tout à fait capable de récupérer notre dose de vitamines et de protéines avec des aliments végétaux.


Réflexion sur la viande

De plus en plus d’études scientifiques prouvent aujourd’hui largement les effets néfastes de la viande et des produits laitiers sur notre corps. De nombreuses maladies sont directement liées à notre surconsommation de produits animaux et notre planète souffre de cette consommation. L’élevage des animaux en batterie pose d’énormes problèmes d’écologie par le rejet des excréments des animaux. La nourriture nécessaire pour les animaux accélère la déforestation mondiale pour planter du soja ou du mais dont les récoltes vont directement nourrir nos animaux d’élevage. Les animaux sont incarcérés dans des entrepôts sans jamais voir le jour, sans sortir à l’extérieur et encore moins courir dans la nature. Ils sont malades, régulièrement piqués avec des antibiotiques et des vaccins qui se retrouvent inéluctablement dans la viande que nous consommons. Non seulement nous y retrouvons les produits chimiques qui leur sont prescris en surdose mais nous récupérons forcément  le stress qu’ils subissent par leurs mauvaises conditions de vie et leur mise à mort atroce.

Comme pour les paquets de cigarette sur lesquels des photos ont été apposées pour dissuader leur consommation, nous devrions faire des photos des animaux. Nous devrions retrouver sur les barquettes des supermarchés ou même dans notre assiette au restaurant le nom de l’animal, sa photo, son lieu de vie particulièrement scandaleux dans 95% des cas, sa nourriture décrite clairement avec les doses de pesticides et autres traitements chimiques, les  médicaments, les mélanges parfois douteux (il nous suffit de penser aux anciennes farines animales qui sont en train de revenir progressivement sur le marché après leur interdiction du à l’émergence de maladie de Creutzfeldt-Jacob : la fameuse « vache folle »). Ajoutons aussi des photos sur le transport vers les abattoirs, des photos sur les tueries pratiquées dans ses abattoirs inhumains.

Mangerions-nous encore la viande après toutes ces images ?  Peut-être !!!  Un grand nombre de personnes sont très friands de cette nourriture et pensent encore à tord qu’elle est indispensable à leur santé. Cependant, nous n’allons  pas arrêter du jour au lendemain cette consommation (cette « surconsommation » !!) de produits animaux, il nous faut simplement la réduire et notre  corps nous en sera reconnaissant. La planète et les terre agricoles récupérables du même coup permettront alors de nourrir bien  plus de personnes dans ce monde en y plantant des céréales.

Quelques chiffres déjà à méditer :

Un Américain mange 130kg de viande par personne et par an. (90 kg en Europe dont environ 35% de porc 22% de volailles et 23%de bovins)

Entre 7 et 13 ans, les petits américains mangent en moyenne un hamburger par jour.

Un nouveau « Mac DO » ouvre toute les 17 heures et entraine 125km2 de forêt humide en désertification pour produire les céréales qui nourriront les animaux nécessaire pour avoir les steaks dans les hamburgers

80% des gens mangent de la viande ou du poisson ou des œufs tous les jours contre seulement 10 % qui mangent des fruits tous les jours

10 à 16 kg de céréales ou autres produits végétaux pour produire 1kg de viande.

50 000 litres d’eau pour 1kg de viande contre 800 litres pour 1kg de blé. 73 % de la consommation mondiale d’eau va vers l’élevage et l’agriculture industrielle. 50% uniquement pour l’élevage.

50% des récoltes alimentaires du monde sont englouties par les animaux et près de 70% de la surface agricole leur est consacrée.

5000m2 de terre cultivable pour faire 70 kg de bœuf ou 10000 kg de pommes de terre.

Etc. etc. etc.….. N’en jetez plus !

Les alternatives à la viande

Heureusement de nombreux aliments peuvent être intéressants pour pallier à une consommation excessive de viande et apporter la dose de protéines nécessaire pour notre organisme.

Le raisin

De nature neutre et de saveur douce, voir un peu acide. Il est à consommer en jus, en compote ou en fruit. C’est le plus grand tonique du sang et de l’énergie mais il doit être d’une qualité irréprochable sans pesticides et sans traitements. Surtout que nous mangeons régulièrement la peau qui est la partie des fruits la plus sensible, celle qui reçoit et conserve les traitements chimiques (tout comme celle des légumes d’ailleurs !). Aujourd’hui, nous entendons souvent parler de la « cure de raisin » et de nombreux livres existent pour parler de cette thérapie qui n’est pas anodine et qu’il est possible de faire même si la diététique taoïste ne préconise pas trop les cures si ce n’est pour des cas bien précis. La cure doit être faite avec du raisin NOIR et il faut faire cette cure avec un raisin BIO et FRAIS. FRAIS signifie bien « de saison », « proche de chez soi » et « non traité ».

Le Jaune d’œuf

Il est à consommer cru, voir cuit (mais sans graisse ajoutée !). Nous ne parlons que du jaune qui est considéré par la diététique chinoise comme un aliment doux et de nature neutre, voir tiède. Le jaune d’œuf a une action plus spécifique sur les organes REIN et CŒUR (En médecine chinoise c’est l’axe SHAOYIN, ou axe vertical, dans lequel circule le grand méridien extraordinaire appelé CHONGMAI. Le CHONGMAI est aussi appelé la « mer su sang »). Le jaune d’œuf « nourrit le sang du cœur par vide de yin ou de sang du cœur » et il « nourrit le yin des reins ». Tout comme le raisin, l’œuf doit être d’une exceptionnelle qualité et frais (de préférence « de la journée »). Les œufs du commerce proviennent des élevages en batterie dans lesquels la poule stressée, traitée, humiliée, séquestrée, maltraitée produit un œuf d’une qualité discutable. Choisissez des œufs en provenance de poules fermières courant régulièrement à l’extérieur et nourrit avec des produits issues de l’agriculture biologique.

Les épinards

Il faut les manger cuits. Ils sont de saveur douce et de nature fraîche. Ils sont indiqués pour avoir une bonne indication pour  l’estomac, le foie et le gros intestin. Les épinards sont « nourrissants » en particulier du yin et du sang en clarifiant le foie. Le foie, qui a toujours tendance à être trop chaud, va perdre son Yin en s’échauffant continuellement. Le Yin du foie s’épuise et le sang du foie va faire de même. Les épinards sont un bon soutien dans ce cas. Notons aussi que les épinards auront une action intéressante pour le reste des liquides organiques (ils humectent le corps et clarifie généralement la chaleur interne). Tous les organes y trouve leur compte par cet apport de YIN (liquides tant nécessaire au corps) de l’estomac jusqu’à la bonne humification des intestins en fin de course (attention du coup aux personnes sujettes aux diarrhées ou ayant régulièrement des selles molles, les épinards seront à éviter).

La pomme de terre et la patate douce

Elle de nature neutre et de saveur douce. Elle est d’un grand soutien pour les organes Estomac, rate et pancréas. La diététique chinoise l’utilise pour « tonifier le centre, lubrifier les intestins et calmer les inflammations ». Elle doit impérativement être consommée cuite bien entendu  sans graisse. Les bienfaits de la pomme de terre seront plus important en respectant une méthode de cuisson douce (vapeur par exemple) et non pas en cuisson dans des bains d’huiles comme pour les frites.

Incontestablement, c’est la patate douce que nous devrions choisir pour ses vertus bien plus intéressantes pour renforcer notre énergie en dopant les organes de digestion que sont la rate, le pancréas et l’estomac.

Les autres toniques

Aux aliments cités ci-dessus nous pouvons en ajouter bien d’autres et en particulier les céréales et les légumineuses. Nous savons aujourd’hui, par de multiples études sur le sujet, que le mélange de ces deux groupes d’aliment permet un apport en protéine largement supérieur à la viande et aux produits animaux. Nous retrouvons dans beaucoup de mets anciens ces mélanges qui permettait l’apport de tous les acides aminés essentiels à l’organisme et aux protéines indispensable pour nous fortifier : dans le couscous par exemple par le mélange de la semoule et des pois chiches. Les céréales doivent être le plus complètes possibles et issues de l’agriculture biologique pour s’assurer d’une qualité et surtout d’une vitalité irréprochable. De nombreuses céréales ont été oubliés dans notre mode de vie et nous devrions rapidement retourner vers elles pour leurs bienfaits : millet, orge, quinoa…

Nous avons parlé des féculents en évoquant la pomme de terre et la patate douce mais il ne faudrait pas oublier le potiron, les fèves, les lentilles, les haricots blanc, les haricots rouges, les graines de soja…

Nous n’avons pas parlé non plus des légumes qui sont une source inépuisable d’énergie s’ils sont de bonne qualité (agriculture biologique évidemment mais aussi « de saison », proche de chez soi, le plus frais, possible, cuits à la vapeur…) : carotte, céleri, céleri rave, chou, navet, topinambour, radis, betterave, oignon, champignons, poireau, poivron sont autant d’exemple de légumes racines permettant un ancrage de notre corps à la terre et une source indispensable de son énergie.

Nous pourrions aussi faire la part belle aux fruits secs comme les amandes, les noisettes, les noix.

Voilà quelques pistes permettant déjà une recherche d’alimentation tonifiante pour l’énergie et le sang. Souvenons-nous qu’il est nécessaire de choisir à la fois des aliments régénérateurs et fortifiant mais qui ne doivent pas non plus être trop fatiguant pour l’organisme et pour la digestion. La cuisson doit etre neutre (vapeur par exemple).

Conclusion

Sans éliminer totalement la viande, la consommation réduite et sérieuse de viande est incontestablement un apport d’énergie et un reconstituant de notre sang. Là encore il faut impérativement privilégier les viandes proches de chez nous, nourrit avec des produits sains, élevé dans un environnement naturel, sain, extérieur et propre. Les poulets fermiers que nous iront chercher directement chez le producteurs de proximité, les œufs frais de la ferme biologique proche de chez soi sont gages de nombreuses vertus pour notre corps et notre esprit.

Pour finir, il est indispensable que les repas soient pris dans une ambiance saine et sereine, sans prise de tête, sans engueulades, sans télévisons (50 % des gens mangent devant le télévison et 17% dès le petit déjeuner).

L’OMS considère qu’en mangeant plus sainement, mais surtout  en mangeant moins de viandes, c'est-à-dire moins d’acides gras saturés (viandes, œufs, laitages) et en pratiquant une activité physique régulière, nous pouvons réduire de 40 % les cancers, de 22 % les maladies cardio-vasculaires et de 25 à 66% le diabète.

Respectons la nourriture, respectons la planète, l’environnement, soyons responsable, respectons notre corps, il le réclame, écoutons le !

 

©Jean-Marc Triboulet Novembre 2011
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur





 


Chi Nei Tsang -  Massage énergétique des organes internes
par Jean-Marc Triboulet 

Le massage Chi Nei Tsang est sans doute une des dernières techniques médicales ancestrales qui soit véritablement taoïste
.

 

IntroductionChi Nei Tsang, massage du ventre  par Jean-Marc Triboulet

Le Chi Nei Tsang est une méthode de massage taoïste qui vise à détoxiner profondément les viscères et les organes de l’organisme.

Chi - Nei -Tsang signifie littéralement  Énergie – Interne – Organes. C’est une technique à part entière qui consiste à ne plus travailler uniquement en superficie (Biao) mais en profondeur (Li) en cherchant à atteindre directement les viscères et les organes (Fu – Tsang). C’est un outil de la médecine traditionnelle chinoise qui permet une approche tout aussi intéressante,  voire parfois bien supérieure, au massage thérapeutique chinois (Tuina) ou à l’acupuncture.

L’origine du Chi Nei Tsang remonte à des milliers d’années et  c‘est grâce au Maître Taoïste Mantak  Chia que cette technique nous a été détaillée, expliquée et enseignée depuis quelques temps.

Éliminer les toxines et les blocages du corps

Les taoïstes ont mis en évidence la force particulière de chaque organe qui lui permet d’autoréguler les déséquilibres possibles sur le plan physique, émotionnel, mental et spirituel. Cette force  (ce Qi interne) se matérialise dans la médecine taoïste sous la forme de Vents Internes qui vont balayer et nettoyer régulièrement l’organe pour en réguler sa physiologie. Une fois ce nettoyage effectué, les Vents vont emprunter le méridien de l’organe pour tenter une sortie afin d’évacuer les toxines à l’extérieur du corps.

Dans l’hygiène de vie de tous les jours (et en particulier dans l’alimentation) les maîtres diététiciens taoïstes expliquaient que ce sont  les différentes saveurs des aliments qui vont être bénéfiques à certains organes ou au contraire lui nuire. En fonction de ses mauvais comportements, chaque individu va plus ou moins accumuler des toxines dans son corps (tant sur le plan physique que sur le plan émotionnel). Or, émotionnellement, à chaque organe, correspond aussi des émotions négatives qui viennent le perturber plus spécifiquement. Les grands maîtres taoïstes avaient réussis à classifier toutes les émotions en fonction de leur impact dans chaque organe de notre corps.

C’est ainsi que, petit à petit, émotion après émotion, l’organe perturbé va accumuler des émotions perverses et faire stagner l’énergie vitale qui ne va plus circuler correctement. Les émotions négatives vont se trouver coincées, sans porte de sortie, sans évacuation, et vont se déplacer au niveau de l’abdomen, au sein même des intestins pour créer des amas qui vont se transformer en nœuds.

Le Chi Nei Tsang va donc consister à libérer les blocages  internes en faisant circuler correctement le QI dans l’abdomen. Le massage Chi Nei Tsang va consister à travailler tout autour de notre tour de contrôle énergétique qu’est notre Nombril.

 

Le Nombril : un Chakra, une porte

 « Lorsque l’ombilic s’ouvre, les organes internes du corps peuvent interagir avec le ventre du ciel et de la terre »  dicton chinois

Le nombril est une porte d’entrée d’un Chakra mais aussi un point d’acupuncture : le 8ème point du méridien Renmaï.

Son nom est : Shenque. Cela peut se traduire de différentes façons : Shen représente l’esprit, le mental, la vitalité (comme Shen dans le nom Shenmen du 7ème point du méridien du cœur) et Que la grande porte, la tour de guets.

Shenque signifie donc « la tour de guet de l’esprit ». Le Nombril est donc la porte principal du palais impérial par laquelle toute l’énergie de la mère peut à la fois pénétrer dans l’embryon mais aussi par laquelle les perversités et toxines peuvent être évacuées.

« La région du nombril est considérée comme la résidence du Qi et du Shen qui tournoient tous deux continuellement au niveau énergétique et émergent de la région ombilicale, comme le mouvement de rotation des étoiles et des constellations autour de l’étoile polaire. » Professeur Jerry Alan Johnson.

Le nombril va servir de Pivot pour l’entrée et la sortie du Qi. Le massage Chi Nei Tsang va travailler sur  la zone ombilicale pour nettoyer le corps et les différents organes. Le QI et le sang vont être mobilisés de manière à redonner du mouvement dans l’abdomen et désobstruer tous les nœuds, toutes les tensions.

En Chi Nei Tsang, le nombril va donc constituer un élément fondamental dans le traitement. Il va permettre, à la fois une aide précieuse au diagnostic par une observation minutieuse de sa physionomie mais aussi une possibilité très subtile d’évacuation des tensions (des « mauvais vents internes »).

De plus, le NOMBRIL est la porte d’entrée du Dan Tian inférieur au niveau du ventre.

 

Dan Tian inférieur : Source du Qi

Pour les taoïstes, notre ventre constitue la majeur partie du Dan Inférieure que l’on nomme aussi la « Mer du Qi (énergie vitale de l’organisme) » ou le « lieu où réside le Qi » ou encore la « Source du Dan Tian.

Le Dan Tian inférieur, dans la médecine taoïste, est la zone dans laquelle notre énergie la plus profonde, la plus pure, la plus essentielle est stockée. Ce sont les différentes énergies des Reins qui ont leur base dans le Dan Tian inférieur avec le Qi du Rein Yin et le Qi du Rein Yang. L’énergie qui part du Dan Tian inférieur (Yuan Qi en médecine chinoise taoïste) part de nos Reins pour ensuite circuler dans notre corps et tous nos organes par l’intermédiaire des méridiens d’acupuncture et du triple réchauffeur. Notre état de santé, notre forme physique globale dépend de la bonne circulation de Yuan Qi dans les différents organes.

Le Chi Nei Tsang va donc s’orienter spécifiquement sur l’abdomen et donc directement en contact avec la Mer du Qi de notre organisme : le Dan Tian Inférieur. Au centre du Dan Tian Inférieur , le Nombril va servir d’émonctoire pour les vents mauvais internes.

 

La porte des Vents

Le vent interne est un syndrome important de la médecine traditionnelle chinoise qui synthétise grands nombres de symptômes. Les taoïstes sont allés beaucoup plus loin que le seul syndrome de vent en considérant que chaque organe possède un ou plusieurs vents qui permettent d’éliminer les pervers tant physiologiques qu’émotionnels.

Lorsque la congestion physique ou émotionnelle d’un organe est trop forte, le vent peut se retrouver piégé, il n’arrive plus à sortir vers l’extérieur en empruntant le méridien de l’organe et vient stagner dans l’organisme.

Pour les taoïstes, ces vents pervers viennent alors s’installer dans l’abdomen et bloquent principalement toute la région ombilicale. Il est donc nécessaire de libérer l’abdomen et d’ « Ouvrir  la porte des vents » de manière à relancer une circulation correcte du Qi et du Sang dans tout l’organisme.

Le Chi Nei Tsang possède de nombreuses techniques permettant l’élimination des vents pervers en travaillant au niveau du Nombril mais aussi avec la respiration, la libération du diaphragme ainsi que de nombreuses techniques que le praticien va tout d’abord appliquer sur lui-même pour se préparer physiquement et émotionnellement.

 

Travail du Qi pour les praticiens : Qi Gong, respiration, sons, sourire intérieur…

Un gros travail est demandé en amont pour que le praticien de Chi Nei Tsang soit apte à intervenir sur un patient.

L’utilisation de l’esprit, de la dimension spirituelle va nécessiter un gros investissement pour une bonne circulation du Qi et du Sang du praticien. Ce travail n’est pas voué à cumuler du Qi que l’on va distribuer au patient, en aucun cas !

Le bon travail du praticien est surtout destiné à le protéger et à faire en sorte qu’il ait suffisamment d’énergie et de force en lui-même pour travailler correctement et se libérer totalement de tous les blocages physiques et  émotionnels possibles. Libre d’une bonne circulation de son Qi et de son Sang dans ses organes internes, le praticien pourra alors se concentrer plus profondément sur  l’esprit (le Shen) et sur la dimension spirituelle indispensable pour atteindre des résultats avec ses patients. C’est cette dimension spirituelle, cette capacité à sortir de l’intellect qui permettra au praticien de rayonner et de donner un maximum d’amour dans ses gestes et dans son traitement.

De nombreux exercices vont alors s’imposer : Le Qi Gong bien évidemment avec un gros travail sur sa respiration. Ensuite d’autres techniques utilisant les sons des organes internes, les couleurs et même le sourire intérieur en direction de chacun des organes sera une progression importante vers un nettoyage profond de son organisme.

L’hygiène de vie, les automassages, l’alimentation énergétique sont encore autant d’élément de réflexion que le thérapeute devra petit à petit intégrer dans sa préparation.

 

Chi Nei Tsang : les techniques

Comme toute pratique de massage, le Chi Nei Tsang  utilise un certain nombre d’outils  intégrant des techniques de mains adaptées pour intervenir sur l’abdomen : sous les côtes ou autour du nombril.

Des techniques de Vagues permettront de libérer la zone intestinale en faisant énormément circuler le Qi et le sang dans l’intestin grêle et le gros intestin. Des techniques très spécifiques seront utilisées pour désintoxiquer l’intestin grêle et le gros intestin qui constituent les deux viscères les plus importants à travailler en Chi Nei Tsang. Ces deux organes devront être massés profondément pour les désincruster et les libérer de tous les blocages physiologiques qui amèneront aussi une libération émotionnelle.

Le gros intestin est aussi travaillé avec les techniques de vagues pour activer le péristaltisme. Des massages en profondeur libèrent toutes les zones de tensions et de blocages possibles : de la valve iléo-caecale en passant par le colon ascendant/transverse et descendant jusqu’au sigmoïde. Un travail de libération des masses et de détente jusqu’à l’anus.

L’intestin grêle revêt lui aussi une importance considérable tant il est susceptible de bloquer les émotions et de créer des tensions qui peuvent rejaillir ensuite sur tout le corps de l’individu.

Des techniques particulières comme celle de la Spirale ou encore les Vagues, les secousses, le pétrissage ….. vont dénouer les Noeuds et faire circuler.


Conclusion

Le patient est malade à cause d’une stagnation de son Qi au niveau des organes internes. Le Chi Nei Tsang va être un outil extraordinaire pour libérer les blocages profonds en faisant correctement circuler l’énergie.

Dans un premier temps c’est dans le propre corps du praticien que cette énergie doit être libre et puissante pour pouvoir ensuite être communiquée à un patient.

Le Chi Nei Tsang est donc un chemin inscrit directement dans le Tao qui permet au praticien de faire un énorme travail sur lui-même pour retrouver une hygiène de vie et un fonctionnement fluide et libéré des tous les pervers du monde actuel. Il est ensuite possible d’établir un lien, une communication avec son patient pour travailler sur le Qi et sur la respiration en recherchant une fluidité du Qi dans les organes internes.

La technique du Chi Nei Tsang est importante mais c’est surtout dans la création d’une unité avec le patient et dans l’échange mutuel de Qi que les vents malsains internes pourront être éliminés.

 

© Jean-Marc Triboulet Septembre 2012
Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur

 

Bibliographie :

Chi Nei Tsang  tome 1 et 2 – Mantak Chia

Guérir à partir de l’intérieur – Gilles Marin

Traité de Gong Médical – Jerry Alan Johnson

Le printemps est arrivé, la verte saison ! 
par Jean-Marc Triboulet

Introduction – les saisons dans le  HUANG DI NEI JING

La Médecine Traditionnelle chinoise tire une grande partie de son savoir d’une série d’encyclopédies réunies sous le nom de HUANG DI NEI JING (classique de l’Empereur Jaune). Dans une de ces encyclopédies, le SUWEN, un chapitre traite des saisons : « Accommoder les esprits aux 4 souffles des saisons »  Ch. 2 du SU WEN.* 

Toutes les saisons (CHUN - Le printemps, XIA - L’été, QIU - L’automne, DONG - L’hiver) sont développées avec un descriptif de toute l’hygiène de vie qu’il serait bon de mettre en place pour assurer à notre corps et à notre esprit un équilibre fondamental de base permettant de prévenir toutes les maladies et autres désagréments de la vie.

D’autres encyclopédies chinoises développent longuement des principes saisonniers d’hygiène de vie (YANG SHENG FA) comme le JIA YI KING dans son chapitre 1 : « On doit se conformer aux variations climatiques des 4 saisons pour faire face au froid et à la chaleur, contrôler sa joie et sa colère afin de vivre dans la paix et se soumettre aux lois YIN YANG pour équilibrer la force et la faiblesse. Si l’homme se conduit de cette façon, les bizarreries perverses ne pourront jamais prendre naissance en lui. Sa longévité naturelle est assurée » 

 

LE PRINTEMPS - Réveiller l’énergie du printemps par la médecine traditionnelle chinoise
 

C’est le début d’une nouvelle année, l’hiver se termine, les jours commencent à grandir chaque jour un peu plus et le froid de l’hiver va laisser sa place à une renaissance de la terre, des plantes, des arbres, des fleurs.

Les jours grandissent d’environ 3 minutes quotidiennement, c’est une période de croissance et nous allons harmoniser notre corps avec les énergies du printemps, en adaptant notre alimentation et en évitant les excès de colère, les mouvements d’humeur, tout comme les excès de joie ou de peine.

La terre s’éveille, la végétation reprend vie, commence à fleurir, les fruits mûrissent, les plantes apparaissent. 

Après la période hivernale, il est bon de songer à réveiller progressivement son corps en le débarrassant des toxines accumulées et des kilos superflus.

A l’instar de la nature qui reste prudente face aux possibles  intempéries, il ne faut pas perturber l’énergie du foie (et la vésicule biliaire). Le foie et la vésicule biliaire sont les deux organes sur lesquels nous pouvons nous concentrer sur cette saison. Un foie fatigué donnera une  mauvaise circulation de l’énergie dans notre corps, ce qui pourra se manifester par des troubles digestifs, nausées, migraines, congestion, jambes lourdes... etc, etc

Pour passer un printemps en pleine forme, dans un corps renouvelé de ses énergies, c’est la période idéale pour une détoxification efficace de ces deux organes. Même si les excès n’ont pas été de mise pendant les fêtes de fin d'année, une diète permet d'évacuer la "chaleur" accumulée dans le corps durant l'hiver, et le nettoyage hépatique est une constante que l'on retrouve dans toutes les cultures. Détoxifier… le mot ne doit pas faire peur ! Car si vous ne bichonnez pas votre foie maintenant, vous risquez d’être confronté  plus tard à divers désagréments : allergies saisonnières exacerbées (rhume des foins), déchirures musculaires dès le premier entraînement sportif, conjonctivites (le foie en énergétique chinoise gère aussi l'état de vos yeux), nervosité et irritation, car une des émotions reliées au foie est la colère, mauvais sommeil chargé de cauchemars, grande fatigue générale.

1 - Nouvelle année, Nouveau cycle
 

Résumé de ce qui peut être dit :
Le printemps se dit CHUN 春 et c'est une saison qui est placée sous le signe de la croissance.

Le mot clé de la saison est la naissance SHENG

Le printemps est un renouveau énergétique qui est au démarrage d'une nouvelle année, d'un nouveau cycle pour le corps mais aussi pour l'esprit. Comme la graine émerge du sol et commence à pousser la saison est une saison de "jaillissement et de déploiement". C'est une saison de force ou l'énergie de la nature qui prédomine est le vent. C’est la fin des « grands froids ».

2 - Saison du BOIS – les conduites et les bonnes résolutions à tenir

Résumé de ce qui peut être dit :

En Médecine Chinoise et selon la loi des 5 éléments, c'est la saison du bois.

La nature va se réveiller de l'hiver, sortir du froid pour entamer un parcours qui va aller "du vent à la chaleur". Tous les êtres et les plantes de la nature vont renaître.

Le YANG est en croissance pendant cette saison et l’on pourrait avoir tendance à petit à petit se découvrir. C’est une erreur ! Il faut attendre encore et laisser l’été et la chaleur s’installer profondément pour commencer à se déshabiller. On protègera notre corps comme l’on protégerait une petite plante que l’on vient de planter et dont on espère une croissance optimale pour son démarrage, sa vitalité.

Sommeil : coucher plus tard et lever dès la lumière du jour. 

3 - Saison de drainage et de DETOXIFICATION du corps

Résumé de ce qui peut être dit :
C’est le début d’une nouvelle année et il est nécessaire de passer par un grand nettoyage avant d’avancer dans le cycle des autres saisons. Si à la sortie de l’hiver, et particulièrement pendant les mois de janvier et février, vous vous sentez plutôt fatigué dans le corps ou dans la tête, c’est qu’il est nécessaire de se nettoyer des toxines accumulées pendant l’hiver.

Les organes Foie et Vésicule biliaire aiment être drainés et vous remercieront toute l’année du nettoyage que vous aurez effectué au printemps. Les plantes comme le radis noir, les pissenlits, l’artichaut sont réputées pour drainer et nettoyer ces organes majeurs à cette période de l’année.

Le jus de citron le matin pris dans un petit verre d’eau tiède au réveil sera un traitement simple et très efficace pour drainer le système hépatique.

La cure d’aloe vera en jus ou en gel pourra détoxifier le foie tout en aidant fortement le gros intestin.

4 - L’alimentation au printemps

Résumé de ce qui peut être dit :
On préfèrera les saveurs plus douces à la saveur acide. On évitera les excès de nourriture ou de boissons. ON favorisera progressivement les aliments verts qui apparaitront petit à petit sur les marchés de nos régions.

Listes des aliments de saison : asperge, artichaut, aubergine, carotte, courgette, épinard, haricot vert, oignons, petits pois, poivron, pissenlit, radis, salade, blette …..

On évitera les produits laitiers (lait, fromage, beurre, crème, yaourts) mais on diminuera aussi sa consommation d’alcool, de café, de chocolat

Les recettes du printemps

Résumé de ce qui peut être dit :
Exemple avec par exemple Le mélange Carottes et épinards

 5 - Les émotions au printemps

Résumé de ce qui peut être dit :
Apprendre à exprimer ses émotions et à surtout ne pas les enfermer à l’intérieur.
Faire sortir les choses, les dire, trouver les mots. Apprendre à EVACUER, EXTERIORISER

6 - Les exercices physiques au printemps

Résumé de ce qui peut être dit :
La marche thérapeutique ou non, mais la marche.

Le contact avec la nature, le vert, les arbres…

 


* ANNEXE 
 

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